J'ai envie d'écrire. L'ultime purgation. Celle qui me permettrait de tirer un trait définitif, de clore un chapitre sombre de ma vie.
Il n'y a plus ce gout amer dans ma bouche lorsque je songe à l'anorexie. Aujourd'hui je vis, c'est mieux. En maigrissant, on avoue son incapacité à affronter la réalité. Il n'y aucune gloire à en tirer, au contraire, c'est une banalité à la portée de n'importe quel individu.
Le corps reste un instrument, sauf qu'il est à présent partenaire avec l'esprit, pour aller toujours plus haut, toujours plus loin. Ce corps qui a aimé, qui a été aimé, celui-là même que je n'ai jamais apprécié; et bien lui et moi, nous repartons à zéro. On va s'apprivoiser, puis peut-être découvrir l'osmose. Enfin.
Merci, je vous embrasse.
